Publié le 01/09/2017

L’homme à la caméra, l’homme à la guitare

Depuis 2015, le festival du Cinéma suédé de Chartres récompense les meilleurs films réalisés par des élèves ou apprentis de différents établissements de l'enseignement agricole de la région Centre-Val de Loire. Cette année, le prix du meilleur travail sonore a été attribué à la classe de terminale Gestion des milieux naturels et de la faune du Lycée agricole de Vendôme, qui a présenté, sous la forme d’un ciné-concert, la réalisation d’une séquence suédée du film muet L’homme à la caméra de Dziga Vertov (1929). 

«Dans le cadre des cours d’éducation socio-culturelle, les élèves ont l'obligation de réaliser un projet artistique », précise Mélaine Leroux, enseignant en éducation socio-culturelle au Lycée agricole de Vendôme.

En partenariat avec Ciclic et le Chato’do de Blois, les élèves ont été accompagnés et conseillés tout au long de leur création par deux professionnels, le réalisateur Thierry Thibaudeau, pour l’image et la mise en scène, et le musicien Lionel Laquerrière, pour la composition et l’accompagnement musical. Chaque élément et décor de la séquence originale ont été reproduits par les élèves à la manière d’un film « suédé » et une attention particulière a été portée sur l’arrangement musical.

En complément, une rencontre avec Pablo Pico, compositeur de musique de film, leur a permis de comprendre l’importance et les enjeux de la musique au cinéma, en s’attardant davantage sur les émotions qu’elle transmet et le rythme qu’elle impose.

Leur projet s’est tout naturellement concrétisé par la mise en place d’un ciné-concert, au Festival du Cinéma suédé de Chartres, où spectateurs et jury ont eu la possibilité de découvrir, ou redécouvrir, toute l’originalité de cette forme de représentation, toujours d’actualité.

« Il faut l'avouer, c'est un plaisir de découvrir au début du projet une classe timide, parfois peu enthousiaste et de les voir au fur et à mesure prendre des initiatives, s'investir davantage jusqu'aux présentations finales, voir dans leur regard une certaine fierté d'avoir réussi leur job ! », conclut Melaine Leroux.