Publié le 19/09/2017

Après le succès de Cannes, le film choc 120 battements par minute en salles !

En salles, à partir du 23 août

Evénement de la rentrée cinématographique, le film attendu de Robin Campillo, 120 battements par minute, sort en salles après son succès du Festival de Cannes où il a raflé le Grand Prix. Retour sur les débuts de l'association Act'up et les années 1990 pour ce film engagé et puissant. 

Robin Campillo signe un film choral, un récit d'une maladie qui tue trop longtemps dans le silence et contre laquelle on doit ouvrir les yeux et combattre, un engagement militant, une histoire d'amour et d'amitié qui croit en la vie, en son souffle, en ses espoirs. Le film est accueilli par une presse unanime et dithyrambique, un succès mérité pour ce cinéaste dont c'est le troisième long métrage et qui est aussi scénariste et monteur. 

Synopsis

Début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de dix ans, les militants d'Act Up-Paris multiplient les actions pour lutter contre l'indifférence générale. Nouveau venu dans le groupe, Nathan va être bouleversé par la radicalité de Sean qui consume ses dernières forces dans l'action...

Le film est porté par un casting de jeunes acteurs qu'il met en lumière et que l'on reverra sans doute bientôt. Au-delà de la déjà remarquée Adèle Haenel, de nouveaux visages, aperçus chez Téchiné ou Jacquot : en tête Arnaud Valois qui interprète Nathan qui intègre Act'up et qui permet au spectateur la découverte de cette association, de cette maladie qu'à l'époque on connaît mal et qu'on ne veut pas voir, qui va aimer et s'engager... Nahuel Perez Biscayart qui joue Sean, impétieux, radical et à vif, Antoine Reinarz qui porte le rôle parfois ingrat du stratège et politique Thibault, parce que s'engager, c'est savoir, c'est être visible, c'est marquer les esprits pour qu'éclatent les secrets et qu'on ne laisse pas mourir les malades (d'abord gays, hémophiles ou toxicomanes) dans l'indifférence. 

Le film a reçu un soutien à la production de la part de Ciclic - Région Centre-Val de Loire, il a été tourné à Orléans, à l'Hôpital de La Source en particulier à l'automne 2016. 

Petite revue de presse

Pour Étienne Sorin du Figaro, "le cinéma n'a jamais aussi bien montré le sida sous tous ses aspects (intime, politique, médical)", en évitant avec brio le mélo sirupeux. "120 battements par minute, c'est le rythme de la musique électro composée par Arnaud Rebotini sur laquelle le groupe danse en boîte. Tant que le corps ne lâche pas. Comment garder le sens de la fête et du combat quand on sait qu'on va mourir? Comment continuer à vivre et à aimer quand on jette ses dernières forces dans la bataille? [...] Campillo filme une épidémie qui ronge les corps et les cœurs sans pathos." 
"120 battements par minute : de battre mon cœur s'est relancé", lefigaro.fr, 21/05/2017. 

"Ce portrait d'un collectif à l'humour cinglant, dont beaucoup de membres sont séropositifs et certains très malades, est déjà un bon film en soi : précis, documenté (co-écrit avec Philippe Mangeot ancien dirigeant d'Act Up), remarquablement incarné. (...) le cinéaste, inventeur des Revenants (son premier long métrage, qui a, des années plus tard, inspiré la série de Canal +), est aussi un excellent scénariste, un conteur, dont le précédent film, Eastern boys, brillait notamment par sa structure, ses chapitres successifs, qui redistribuaient radicalement la donne."
Louis Guichard, "120 Battements par minute de Robin Campillo : et Cannes succombe d'un coup au coeur", telerama.fr, 20 mai 2017

"La reconstitution d'une époque, le quotidien d'un groupe, la naissance d'un amour : Robin Campillo met en scène avec une énergie et une vitalité constantes l'intime et le collectif, les sentiments en pagaille de personnages qui se savent en sursis et leur lutte pour bousculer l'inertie, voire l'irresponsabilité des institutionnels (ces années-là furent aussi celles de l'affaire du sang contaminé). Sans jamais céder au pathos, le cinéaste entraîne dans un bouleversant récit de deux heures vingt. Un très grand film."
Olivier de Bruyn, "120 battements par minute : la vie, malgré tout", Marianne.fr, 21/08/2017.