Cycle "Chroniques américaines"

24 et 25 février 2015

Le cinéma documentaire américain
Après la projection, en novembre dernier, de Los du cinéaste James Benning, continuons l'histoire culturelle, visuelle et politique de l’Amérique avec Ross McElwee et Jonas Mekas, deux autres grandes figures du cinéma documentaire américain.

> mardi 24 février / 20h30
Bright Leaves de Ross McElwee
Etats-Unis / 2003 / 107 minutes
Ross McElwee retourne dans les plantations de tabac dont son arrière-grand-père était l'un des propriétaires, avant sa ruine.

Ross McElwee a filmé pendant trente-cinq ans sa famille. Issue d’une famille conservatrice, de Caroline du Nord, ancien état esclavagiste, il livre une œuvre autobiographique où sont confrontées sa subjectivité, sa vie personnelle, et les courants souterrains d’une certaine idéologie américaine.
Le film sera présenté par Emmanuel Chicon, programmateur pour le festival documentaire Visions du réel de Nyons (Suisse).

> mercredi 25 février / 18h00 (bobines 1-3) et 20h30 (bobines 4-6)
Lost, Lost, Lost de Jonas Mekas
Etats-Unis / 1949-1963 / 178 minutes
“Ces six bobines retracent une époque de désespoir, de tentatives désespérées pour faire pousser des racines dans un nouveau sol, pour créer de nouveaux souvenirs. Dans ces six douloureuses bobines j’essaie de montrer ce qu’éprouve une personne exilée, ce que je ressentais pendant ces années…” Jonas Mekas

Chef de file de l’avant-garde artistique new-yorkaise des années 50-60, Jonas Mekas, émigré lituanien qui “n’avait nulle part où aller” fit de l’Amérique son port d’attache, délivrant dans ses journaux filmés d’une grande force poétique une interrogation permanente sur l’identité et la mémoire.