La politique du livre en région Centre-Val de Loire : une coopération illustrée par une nouvelle convention-cadre

La Région Centre-Val de Loire, la Drac Centre-Val de Loire, le Centre national du livre et Ciclic ont finalisé une convention-cadre 2018-2020, avec pour objectif le soutien aux acteurs de l’écosystème du livre en région. De la création à la diffusion, toute la chaine du livre est concernée :  auteurs, éditeurs et libraires ainsi que les passeurs de littérature dans l'éducation nationale, les enseignants.

En 2014, la Région était une des premières à inaugurer ce nouveau type de partenariat avec le CNL, son renouvellement en 2018 avec l’extension de son périmètre atteste un désir de coopération renforcée autour d’objectifs communs :

  • soutenir la diversité de la création, avec le souci de la juste rémunération des auteurs ;
  • le développement et la professionnalisation des acteurs de la chaine du livre ;
  • l’aménagement culturel du territoire.

Les partenaires s'engagent pour mener une politique commune en matière de livre et lecture qui prend en compte l’écosystème dans son acception globale mais avec une conscience marquée des problématiques particulières des différents acteurs du livre.

Une dimension élargie

La convention-cadre intègre désormais des soutiens déjà existants mais ne figurant pas dans la précédente convention, afin de les pérenniser, simplifier les dispositifs et préserver la part culturelle des politiques publiques. L’aide aux maisons d’édition et aux résidences d’auteur entrent ainsi dans le périmètre de la convention, pour cette dernière, en complémentarité avec le soutien aux auteurs associés. La librairie et l’éducation artistique et culturelle figurent toujours dans l’éventail des soutiens proposés, et une ouverture affirmée vers une dimension expérimentale et prospective de la politique globale a été introduite dans l’objet de la convention.  La politique commune du livre en région Centre-Val de Loire, permet néanmoins aux partenaires d’abonder financièrement différemment les dispositifs, en fonction de leurs priorités.

Des critères réévalués

Afin de mieux accompagner les projets conséquents, notamment les créations ou les reprises de librairie, et pour tenir compte de la faible capacité d’investissement de ces commerces fragiles, le plafond et la part du soutien financier ont été revus à la hausse. Ainsi, l’aide peut atteindre 22 000 € en investissement et 12 000 € en fonctionnement, avec une prise en charge maximum de 60% du budget prévisionnel.

Le dispositif permet désormais d’accompagner les établissements qui comptent 1000 références d’ouvrages au lieu de 3000 précédemment, notamment pour les maisons de presse des territoires ruraux, où ces  établissements sont bien souvent les uniques points de diffusion du livre, alternatifs aux grandes surfaces.

Des orientations tranversales

Au-delà des dispositifs de soutien, les partenaires ont tenu a affirmer leur attachement à l'interprofession en soutenant les actions visant à la constitution ou la consolidation des réseaux professionnels locaux, et en favorisant les échanges et coopérations entre professionnels.

Les partenaires ont également tenu à inscire dans cet acoord-cadre leur attention particulière aux expérimentations dans le domaine de la formation, de l'éducation artistique et culturelle et de la vie littéraire.

[avril 2018]