Jamais comme la première fois !, de Jonas Odell

Résumé

Carton : "Ces témoignages ont été enregistrés entre août et octobre 2002."

Premier témoignage : la salle de bains

Un jeune homme dans une salle de bain se prépare à sortir (séquence 1). Le personnage est en animation traditionnelle façon marionnette de papier découpé alors que le décor semble être un collage d’objets réels et de dessin. En voix off, un homme raconte un épisode de sa vie.
Le garçon arrive dans une fête et retrouve un de ses amis qui "l’a fait" (s. 2). Il danse avec une jeune fille (s. 3). Le couple est en couleurs alors que les personnages autour d’eux sont en noir et blanc, simplement détourés.
Dans la salle de bain blanche, la fille demande au garçon s’il a un préservatif (s. 4). Le garçon court convaincre Frederik de lui en donner un (s. 5). Le couple fait l’amour par terre dans la salle de bain fermée. On voit les lunettes tomber et le rideau de douche être arraché, mais rien de plus (s. 6).
Le garçon ouvre la porte de la salle de bain. Derrière lui apparaît un halo de lumière. Les personnages toujours détourés le félicitent alors que son ami est assis par terre recroquevillé (s. 7).

Second témoignage : l’amour le samedi

Dans un décor en images réelles, un personnage féminin détouré au trait blanc attend sur le quai du métro. Une voix off féminine raconte son histoire (séquence 1).
Dans une chambre toujours en images réelles, la jeune fille et un garçon lui aussi détouré en blanc se rapprochent de plus en plus au fur et à mesure de leurs rendez-vous du samedi. Un calendrier défile en montage alterné (s. 2). Le jour J, les premiers gestes sont très timides, puis la séquence passe en accéléré lorsque les personnages se déshabillent. Le rythme normal reprend lorsque les deux personnages font l’amour (s. 3).
Le couple sur le quai du métro décide de se séparer et se serre la main (s. 4).

Troisième témoignage : le trench-coat

Sur un fond blanc qui ressemble à un cahier d’écolier est accroché un trench en noir et blanc. Sur la droite, une jeune fille vêtue de noir et sans visage raconte son histoire (séquence 1).
Le flash-back en noir et blanc commence. Les personnages dessinés évoluent dans un décor en images réelles sous forme de collage. On ne voit aucun visage La narratrice et deux amies rencontrent deux garçons plus âgés (s. 2).
Dans un appartement, les deux hommes et les trois filles boivent de la bière. Les deux amies de la narratrice vont dans une chambre avec l’un des hommes. La même image de la jeune fille et de l’homme se répète jusqu’à ce que la jeune fille s’agenouille devant l’homme.  Après avoir été frappée par l’homme dans un flash blanc, le personnage demande à ses amies de partir, ce qu’elles refusent de faire. Elle boit de nouveau et l’écran se fait noir (s. 3).
À son réveil, la jeune fille prend ses vêtements pour fuir. Elle voit l’homme qui jette vers elle et ses amies un cadre contenant la photo d’une fille (s. 4).
Le dernier plan revient sur la jeune fille terminant de raconter son histoire (s. 5).

Quatrième témoignage : 1927

Nous entrons littéralement dans l’image d’un paysage sous laquelle est écrit "Stockholm 1927" alors qu’une voix off masculine nous raconte son histoire. La caméra descend dans le paysage en multi-plan pour cadrer de loin un couple sur la terrasse d’un café (séquence 1). Les personnages, qui ressemblent à des dessins publicitaires des années 1920, apparaissent alors sur un fond blanc orné de détails dans l’esprit d’un collage : extrait de journal, fleur en dentelle, morceau de papier peint. La femme se dit curieuse de découvrir l’appartement de l’homme (s. 2).
Dans une chambre, ils se déshabillent. Chaque vêtement est une feuille de catalogue tombant à terre. À la lumière rougeoyante d’une bougie, le couple s’embrasse (s. 3).
Le narrateur explique le peu d’éducation sexuelle que les jeunes gens avaient à son époque. Des images en noir et blanc avec un aspect de pellicule vieillie illustrent son propos (s. 4).
Retour au couple dans la chambre. Le narrateur raconte que tout s’est bien passé (s. 5).
La caméra se tourne vers la fenêtre et s’envole pour surplomber la ville puis redescendre et cadrer le couple à la fenêtre (s. 6). Sur fond de papier journal, le couple marche alors que le décor se transforme et se colorise. Les personnages et le décor semblent créer un ballet. La caméra se tourne une dernière fois vers le ciel coloré du levant (s. 7).

Dossier rédigé par Cécile Giraud-Babouche, 2011