Publié le 01/04/2016

Retours vers le futur - vendredi 1er avril 2016

Vendredi 1er avril à 14 h

Séance-rencontre avec Pascal Guilly, réalisateur

D’âmes et de pierre

Pascal Guilly France, 2015, 52 minutes pour France 3 Centre, produit par TGA Production avec le soutien de Ciclic

La belle époque du sculpteur Ernest Nivet est celle des paysans ; un monde définitivement terminé en 1914. L’imaginaire Berrichon le situe plus dans le folklore local que dans le monde des arts : cette œuvre fut pourtant appréciée, bien qu’encore méconnue aujourd’hui…

Découvrir le monde paysan du début du xxe siècle à travers l’œuvre du sculpteur Ernest Nivet. Entre l'exploration de l'œuvre de Nivet et la découverte des commentaires de ses contemporains, le film, dans son enquête, explore l'itinéraire du sculpteur. Nous suivons son sillage de Levroux, sa commune natale, à sa maison de Châteauroux. Au musée Rodin, à Paris, nous découvrons son apprentissage auprès du grand sculpteur et l'univers artistique dans lequel il évolua pendant près de cinq ans. Nous partons à la rencontre de ses œuvres et de personnages passionnés par sa sculpture. Chez Nivet chaque détail compte. On peut analyser sa sculpture suivant l'anatomie, en particulier les mains et les pieds mais également la posture et les têtes de ses personnages. Ces quatre composantes révèlent tout son art et sa connaissance du monde paysan : toute sa particularité. Pascal Guilly

 

Vendredi 1er avril à 20 h 45

Ciné-concert, accompagné au piano par Mathieu Regnault 

City girl

Friedrich Wilhelm Murnau États-Unis, 1930, 1 h 17, avec Charles Farrell, Mary Duncan

Minnesotta 1929. Lem Tustine se rend à Chicago à la demande de son père pour y vendre leur dernière récolte de blé. Il y rencontre Kate, une jeune et jolie serveuse. Tombant amoureux, ils se marient et décident d’aller vivre à la ferme des Tustine. Le père de Lem, homme dur et autoritaire accueille sa bru comme une intruse.

Longtemps oubliée, cette œuvre magistrale de F. W. Murnau impressionne par sa remarquable pureté et son lyrisme unique. Dernier film du cinéaste aux États Unis, réalisé trois ans après L’Aurore, City Girl témoigne de l’incompatibilité de l’auteur avec le système hollywoodien (Murnau quittera son studio, la Fox, avant la fin du film) et des avanies du parlant (le film sortira dans une version massacrée et sonorisée). Bien que mutilé, City Girl se révèle d’une grande maîtrise tant il conserve le style et le talent de son auteur. La mise en scène brillante, la direction des acteurs, la sensibilité dans l’écriture du scénario, l’intention documentaire du cinéaste, tout concourt à faire de City Girl, une œuvre remarquable, touchante et par moments, magistrale.