Retours vers le futur - Jeudi 3 avril

Jeudi 3 avril à 18h15
Durée : 1 h 25.
Présentation et discussion avec Diane Baratier, directrice de la photographie et réalisatrice

L'Avenir de la mémoire

Diane Baratier
France, 2013, 1 h 25
Diane Baratier, directrice de la photographie et réalisatrice, découvre que Goha, le film de son père Jacques Baratier se détériore et décide alors de le faire restaurer. Goha, sorti en 1958, avec Omar Sharif et Claudia Cardinale, est le premier film sous pavillon tunisien à avoir été primé au Festival de Cannes. Comment laisser disparaître un tel film ? De cette évidence, Diane Baratier s'interroge sur la restauration, la dématérialisation des supports et le devenir du numérique.
Un film à la première personne d'une belle justesse. Entre simplicité et humour distancié, Diane Baratier réussit ce tour de force de rendre son sujet, a priori technique, intéressant et émouvant.
Il exhale de ce film un parfum de nostalgie douce-amère, superbement accompagné par la musique originale strictement instrumentale d'Alain Jomy (La Meilleure façon de marcher, La Petite voleuse...). C'est aussi une réflexion sur les implications économiques, et donc politiques, des nouvelles technologies numériques.

 


Jeudi 3 avril à 20h45
Durée : 1 h 15.
Présentation et discussion avec Stéphane Goudet, historien du cinéma, spécialiste du burlesque. Accompagnement au piano par Jacques Cambra

Ciné-concert Max Linder !

Programme de 4 courts métrages, France, 1912-1915, 1 h 15, noir et blanc, muet
Max Linder, c'est un appel à la poésie, un grain de folie et beaucoup d'élégance. Ce dandy a révolutionné le cinéma des années 1910 et inspiré tous les grands comiques, de Charlie Chaplin à Jacques Tati et Pierre Étaix.
« S'asseoir au piano, aujourd'hui, pour accompagner musicalement des films muets de Max Linder, demande de s'abandonner doucement, le sourire aux lèvres, au charme de ces historiettes limpides en apparence. En apparence seulement, car cet immense comédien nous donne accès à travers ces petits chefs-d'œuvre, à un art suprêmement original, fait de grâce, de farce bouffonne, de fragilité parfois inquiète et d'une élégance naturelle jamais démentie. Il nous révèle aussi une des facettes d'un monde oublié, qui fut pourtant le nôtre, et que les volutes de la musique vivante se doivent de suggérer, sans jamais souligner trop directement. » Jacques Cambra