Publié le 09/11/2015

"Phantom Boy" : sortie nationale

En salles, le 14 octobre

Après une avant-première à l'occasion de l'ouverture de la résidence Ciclic Animation le 18 septembre dernier au Ciné Vendôme, Phantom Boy sera à découvrir en salles à partir du 14 octobre. Ce film avait été présenté pour une avant-première mondiale au Festival international de film d'animation d'Annecy en juin 2015.

PHANTOM BOY de Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol
France / 2015 / dessin sur papier, ordinateur 2D / 1h24 / Folimage 
Avec les voix d'Audrey Tautou, Jean-Pierre Marielle et Edouard Baer  

New-York, un mystérieux homme défiguré blesse Alex, un inspecteur de police lancé à ses trousses. Immobilisé à l'hôpital, Alex fait la rencontre de Léo, un garçon de onze ans qui possède la faculté de sortir de son corps. Comme un fantôme, invisible de tous, il s'envole et passe à travers les murs. Le gangster défiguré menace la ville avec un virus informatique. Grâce aux pouvoirs extraordinaires de l'enfant, Alex reprend son enquête.

Ce film a bénéficié d'une aide à l'écriture de Ciclic-Région Centre-Val de Loire en 2011.

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"Folimage avait connu un succès surprise avec Une vie de chat, récit policier excentrique, dans un Paris fantasmé, qui avait conduit le studio d’animation français jusqu’aux Oscars, pour une nomination dans la catégorie du Meilleur film d’animation, face aux blockbusters hollywoodiens. L’expérience a donné des ailes aux réalisateurs, Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli, qui engagent leur goût pour les histoires noires, cette fois-ci dans un décor new-yorkais propice aux histoires rocambolesques. Point de chat dans cette histoire, mais un corniaud irrésistible, Rufus, petit mais donc doublement coriace, qui accompagne les vilains, dirigés par "L’homme au visage cassé". Ce protagoniste de film noir, propre à la littérature de super-héros, et notamment à celle des années 50, aurait pu être un personnage de la BD de Chester Gould, Dick Tracy, même si il détient la possibilité de hacker tout le système informatique new-yorkais, et est prêt à la paralysie de la ville si l’on ne lui verse pas des millions de dollars... Les nouvelles technologies s’invitent donc dans le récit, mais n’envahissent pas une trame moins classique qu’onirique, lovée dans une ambiance nocturne propice aux rêves (un jeune enfant malade, dans un hôpital, s’extrait de son corps, et vole tel un "fantôme" dans la cité nébuleuse, par-dessus les gratte-ciel) et aux crimes (on retrouve tout l’attirail visuel du polar new-yorkais, avec les docks coupe-gorge, autour du fameux pont de Brooklyn). L’étrangeté de l’histoire séduit. L’enfant et son âme vagabonde s’allie à un policier impuissant depuis sa chambre d’hôpital où il tente de percer le mystère de cet homme au visage cassé, aidé par la facétieuse journaliste Mary, dont on reconnaît la voix espiègle d’Audrey Tautou. Des facéties, oui, il en a beaucoup dans cet envoûtant hommage français aux comics américains, qui embrasse les genres pour plaire à un éventail de publics plus large que la simple audience des enfants." (Frédéric Mignard, A voir, à lire)