Publié le 25/05/2018

Lycéens et apprentis au cinéma : les films de la 24e édition

En 2018-2019, les élèves découvriront des cinéastes aussi importants qu'Alfred Hitchcock ou Alain Cavalier, à travers une programmation qui se conjugue également au féminin grâce aux films des jeunes réalisatrices Deniz Gamze Ergüven, Ursula Meier et Jessica Palud.

Traversant l'histoire du cinéma et explorant la diversité des formes, du thriller au documentaire en passant par le pastiche et l'art du portrait cinématographique, cette nouvelle édition sensibilise le spectateur à l'analyse critique et artistique des images et du monde qui l'entoure. 

 

1er trimestre : PSYCHOSE

d'Alfred Hitchcock
États-Unis / 1960 / 1h49
Avec Anthony Perkins, Janet Leigh, Vera Miles...

Dans la ville de Phoenix en Arizona, Marion Crane, employée modèle à la vie ordinaire, est chargée par son patron de déposer à la banque 40 000 dollars, résultat d’une transaction immobilière. Elle s’enfuit en voiture avec cette somme pour rejoindre son amant, avec lequel elle compte profiter de l’argent pour éponger leurs dettes et se marier. Un violent orage éclate alors, forçant Marion à s’arrêter dans un motel isolé...

Psychose est à la fois l'un des plus grands films d'Alfred Hitchcock et de l'histoire du cinéma, ainsi qu’une matrice du genre qui a inspiré de nombreux cinéastes par la suite. La recette du film est connue, le cinéaste la définissait ainsi : « Je veux essayer de jouer avec le spectateur comme le chat avec la souris ». Tout y est unique et inoubliable : la fameuse scène de la douche, la musique de Bernard Herrman, le regard et l'interprétation d'Anthony Perkins... Monument de tension et de mise en scène, Psychose est une grande expérience cinématographique.

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2e trimestre : programme de  courts métrages «  PROFILS EN COURTS »  

Depuis que le 7e art existe, les cinéastes dressent le portrait de leurs contemporains. Sous ses formes documentaires, fictionnelles, et autobiographiques, l’art du portrait cinématographique témoigne de notre époque et de notre société. Les visages et les corps filmés parlent de nous, des autres, et nous interrogent sur notre rapport au monde. Autour du court métrage fondamental d’Alain Cavalier L’Illusionniste, partez à la rencontre d’une adolescente privée de sa mère emprisonnée, d’un homme se rappelant son départ du Zaïre quand il était enfant, d’un jeune comédien revenant sur sa carrière, et d’une immigrante aux prises avec l’administration française.

MARLON de Jessica Palud – France – 2017 – 19 minutes
KWA HERI MANDIMA de Robert-Jan Lacombe – France, Suisse – 2010 – 11 minutes
L’ILLUSIONNISTE d’Alain Cavalier – France – 1992 – 13 minutes
KACEY MOTTET KLEIN, NAISSANCE D’UN ACTEUR d’Ursula Meier – France – 2015 – 14 minutes
AÏSSA
de Clément Tréhin-Lalanne – France – 2014 – 8 minutes 

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 3e  trimestre : MUSTANG ou  OSS 117, LE CAIRE NID D'ESPION  (au choix)

MUSTANG de Deniz Gamze Ergüven
Allemagne, France, Qatar, Turquie / 2015 / 1h34
Avec Gunes Sensoy, Elit Iscan, Ilayda Akdogan, Tugba Sunguroglu...

Les vacances d’été viennent de débuter dans un petit village reculé du nord de la Turquie. Lale et ses quatre sœurs se précipitent pour jouer en bord de mer avec des garçons. Ces rapprochements leurs sont reprochés et les condamnent à rester cloîtrées dans la maison de leur oncle. Formées aux travaux ménagers par les voisines et leur grand-mère, elles sont destinées à être mariées de force.

L’énergie est le maître-mot de ce film. Celle, tout d’abord, que les cinq sœurs déploient pour trouver une issue à leur triste sort. L’énergie, ensuite, de la mise en scène, qui permet d’évacuer tout misérabilisme et pathos dans le récit. Sous l’apparence d’un conte cruel qui n’est pas sans rappeler Virgin Suicide de Sofia Coppola, Deniz Gamze Ergüyen signe un manifeste sauvage pour la liberté de la femme, et un portrait extrêmement vivant d’une jeunesse muselée par le conservatisme d’une société patriarcale. Une fable cinématographique et moderne, en prise avec la réalité de notre époque.

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 OU

OSS 117, LE CAIRE NID D'ESPION de Michel Hazanavicius
France / 2006 / 1h39
Avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, Aure Atika...

En 1955, Le Caire est alors la plaque tournante des conflits mondiaux où pullulent des espions de tous horizons. L’un d’eux, un agent secret français, a disparu. La France envoie son meilleur élément, spécialiste du monde arabo-musulman, pour régler cette affaire : Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117.

Adapté librement de la série littéraire OSS 117 de Jean Bruce, Michel Hazanavicius réalise un pastiche des films d’espionnage, mêlé à un hommage esthétique aux films hollywoodiens des années 60 tournés en studio. Grand corps comique contemporain, Jean Dujardin y incarne un héros « typiquement français » : raciste, misogyne, inculte… Avec un humour grinçant, le réalisateur touche aux rapports complexes que la France entretient avec ses anciennes colonies, et livre en même temps une comédie aux accents burlesques épatants.

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