9 - Répartition des crédits cinéma/audiovisuel

 

 

58,5 % cinéma / 41,5% audiovisuel

Après plusieurs années d’augmentation régulière des crédits en faveur de l’audiovisuel, notamment pour les œuvres de fiction TV, l’année 2015 avait été marquée par une chute de ces crédits au bénéfice du cinéma, et plus particulièrement du long métrage. 2016 marque un rééquilibrage avec des crédits alloués à l’audiovisuel qui remontent à 41,46%, soit + de 4 points de mieux par rapport à l’année passée. En prenant un peu de recul, nous pouvons affirmer que cette forte baisse des crédits audiovisuels constatée en 2015 n’était que conjoncturelle et simplement dûe à un repli passager des investissements de la part de quelques collectivités ayant retrouvé en 2016 un niveau d’implication comparable aux analyses précédentes. C’est le cas par exemple de l’Ile-de-France qui voit ses crédits audiovisuels progresser de près de 73,5% sur une année. Plus globalement, nous pouvons avancer l’hypothèse que ce rééquilibrage en faveur de l’audiovisuel correspond pour beaucoup de collectivités à une forte volonté d’accompagner et de soutenir les professionnels régionaux installés sur leurs territoires respectifs, en faveur des auteurs de documentaires pour ce qui relève des aides à l’écriture ou à destination des techniciens, comédiens ou prestataires lorsqu’il s’agit d’accorder des aides à la production audiovisuelle de séries pour la télévision notamment.

Répartition par étapes d’aide

Cinéma : 93,5% des crédits à la production

Le phénomène demeure inchangé depuis de nombreuses années : la production concentre la quasi-totalité des aides alloués au cinéma pour un montant total de 34,95 M€.

L’écriture et le développement voit ses crédits augmenter doucement année après année mais elles ne représentent cependant que 4,28% du total.

La post-production, quant à elle, reste cette année encore en-dessous du million d’euros avec 2,27% de l’ensemble des crédits, en léger retrait.

Audiovisuel : l’écriture et la production en forte hausse

Avec plus de 3 M€ supplémentaires, les crédits accordés à la production TV retrouvent des couleurs et s’affichent à 23,7 M€ soit 89,5% du total.

La part dont bénéficient les aides à la post-production est doublée en 2016… mais reste cantonnée à de tous petits montants : 32 000 €. Un chiffre ridiculement bas, loin de la barre symbolique des 100 000 € franchie en 2014.

Plus intéressant, les aides à l'écriture augmentent de 16,68% par rapport à 2015, qui avait enregistré une baisse de plus de 5%. C'est le montant le plus élevé constaté depuis 2003 et cela représente désormais 10,5% de l'ensemble des crédits audiovisuels. Concentrés à près de 50% vers des programmes de documentaires, ces soutiens à l'écriture d'œuvres audiovisuelles correspondent pour beaucoup de collectivités a un positionnement stratégique visant à accompagner les auteurs installés sur leurs territoires.