8 - Fonds infrarégionaux : un avenir incertain

La présence de fonds abondés par plusieurs collectivités sur un même territoire est souvent un levier d’attractivité fort pour les productions qui peuvent espérer pouvoir cumuler plusieurs aides. Cependant, cette année encore, les analyses montrent que l’échelon infrarégional est financièrement de plus en plus fragile, à quelques rares exceptions près. 

Quatre territoires sont plus particulièrement concernés par ces dispositifs infrarégionaux : Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes d’une part, Bretagne et Provence-Alpes-Côte d’Azur d’autre part.

La Nouvelle-Aquitaine bénéficie d’une fusion de régions (Aquitaine et Poitou-Charentes) où le levier infrarégional jouait déjà un rôle important. Tout naturellement, ce territoire, dans sa version remaniée a conservé ces atouts. Avec un fonds régional et pas moins de 5 fonds départementaux (Charente, Charente Maritime, Landes, Lot-et-Garonne, Dordogne), le territoire propose une enveloppe globale de 8,42 M€. A lui seul, le département de la Charente représente 1,87 M€. Il faut souligner néanmoins le repli important en 2016 de la Dordogne (-70%) et du Lot-et-Garonne (-29,6%).

Auvergne-Rhône-Alpes, autre territoire né de la réforme, il dispose d’un budget global de 5,92 M€ réparti entre :

-          un fonds régional (2,34 M€),
-          trois fonds départementaux : Haute-Savoie (225 K€), Drôme (100 K€), Ardèche (20 K€)
-          le fonds géré par la structure privée Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma (3,22 M€)

En Bretagne, trois collectivités sont impliquées. Outre la Région, avec un budget de 2,82 M€, on recense les fonds issus du Finistère (150 K€) et des Côtes d’Armor (95 K€).

Enfin, la création de la Métropole Aix-Marseille Provence / Conseil de territoire Istres-Ouest Provence avec son budget de 235 000 €, porte l’enveloppe globale de Provence-Alpes-Côte d’Azur à 4,47 M€.

Cette somme ne doit pas masquer le recul de plus de 33% des sommes allouées par le département des Alpes-Maritimes  et de plus de 16% pour les crédits régionaux.

Quel avenir pour le département ?

Sur un an, entre 2015 et 2016, l’échelon départemental a perdu 678 900 € de dotations du fait de la disparition de certaines collectivités ou du net repli des engagements de certains départements. Rappelons également que 13 départements sont impliqués sur ces soutiens en 2016, ils étaient encore 17 il y a 3 ans. Malgré un nouveaux venu cette année (Département de la Drôme), il conviendra de porter une attention toute particulière à cet échelon d’intervention afin d’en vérifier ses éventuelles évolutions et la place qu’il pourra continuer à occuper aux côtés du (plus stable) échelon régional.