3 - Typologie des investissements

 


Chiffres-clés

8 collectivités à plus de 3 M€
7 entre 1 et 3 M€
9 entre 200 000 et 1 M€
9 inférieurs à 200 000 €
- échelon uniquement départemental


Les enveloppes budgétaires listées ci-dessous réunissent les fonds des collectivités associés aux apports du CNC.

Le premier élément à retenir de ces analyses a naturellement trait à la fusion des Régions qui a entraîné un bouleversement majeur dans la prééminence de certains fonds. A titre d’exemple, la Nouvelle-Aquitaine, qui regroupe désormais les ex territoires d’Aquitaine, de Poitou-Charentes et du Limousin, devient de facto le fonds le plus important en terme de crédit avec 5,77 M€ après celui de l’Ile-de-France.

2016 est incontestablement une année de transition pour ces territoires et leurs fonds. Il est donc prématuré d’y voir un nouvel ordre immuable ; cela permet tout au plus de fournir un instantané du nouveau système d’aides en attendant, à partir des données de 2017 et après, de discerner plus efficacement la stratégie de ces collectivités régionales « élargies », celles des régions n’ayant pas vu leurs frontières géographiques modifiées ainsi que le positionnement de certains départements, communautés d’agglomération ou métropoles.

8 fonds à plus de 3 M€

Indubitablement, la réforme territoriale – et l’addition concomitante des fonds d’aide – a sensiblement changé l’ordre des fonds « historiques », sans pour autant opérer un bouleversement total.

Ainsi, l’Ile-de-France demeure toujours en tête des fonds les mieux dotés avec un budget de 17,3 M€ pour 134 projets soutenus (16 de plus qu’en 2015). La Nouvelle-Aquitaine, en regroupant 3 ex-régions déjà fortement impliquées depuis de nombreuses années, accède à la seconde position avec une enveloppe de 5,77 M€ correspondant au cumul quasiment identique des 3 précédents fonds. Quant au nombre d’aides, il passe de 208 aides en 2015 à 222 en 2016.

Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont le périmètre géographique demeure, occupe la troisième place avec 4 M€, perdant près de 800 000 € en un an (-16,28%), pour un nombre d’aides accordées presque identique (111 aides).

Les Hauts de France (Nord-Pas-de-Calais et Picardie) voient leur budget augmenter de façon conséquente, passant de 2,97 M€ (cumul des 2 fonds régionaux de 2015) à 3,96 M€ (+33%) et 47 aides supplémentaires accordées sur l’année.

Suivent ensuite la société Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma (3,23 M€) et deux régions ayant fait l’addition, plus ou moins exacte, des crédits de leurs ex-territoires : Occitanie (3,2M€) et Grand-Est (3,08 M€),

La Réunion avec plus de 3 M€ en 2016 accroit considérablement son enveloppe de +78% (1,7 M€ en 2015) pour 50 projets soutenus, contre 27 l’an passé.

Notons au passage que 4 collectivités parmi ces fonds les plus importants sont le résultat de territoires ayant fusionné en 2016.

Entre 1 et 3 M€ : globalement stable

7 collectivités affichent en 2016 un fonds de soutien compris entre 1 et 3 M€. Même avec cette carte géographique repensée, les fonds compris entre 1 et 3 M€ demeurent globalement les mêmes, les variations étant peu importantes voire transparentes. Le seul département présent et ce, de façon historique, dans ce peloton, est celui de la Charente.

On retrouve dans ce groupe la Bretagne (2,82 M€ / -6,2%), la Corse (2,38 M€ / -4,6%), Auvergne-Rhône-Alpes (2,34 M€ / +2.28%), Centre Val-de-Loire (2,17 M€ / -1,9%), Charente (1,87 M€ / -1,05%), Normandie (1,67M€ / +0,21%) et Pays de la Loire (1,65 M€ / inchangé).

De 200 000 € à 1 M€ : 2 régions concernées

Les fonds compris entre 200 000 € et 1 M€ sont majoritairement des départements. Seules 2 régions complètent cette partie du tableau : la Guadeloupe et Bourgogne-Franche-Comté pour un total de 9 collectivités concernées.

Dans le premier cas, on note une petite augmentation des crédits, passant de 870 000 à 898 000 €, entre 2015 et 2016, après un creux important en 2014 (213 000 €). 11 projets ont été soutenus contre 9 l’année précédente, presque tous au stade de la production (10 sur 11).

La situation est différente pour la nouvelle Bourgogne-Franche-Comté. Avec une enveloppe de 833 000 € pour 27 projets, c’est un recul en terme d’investissement de 44 000 € par rapport à la potentielle addition des 2 ex-territoires puisque l’ancienne Bourgogne disposait d’une enveloppe de 787 000 € en 2015 tandis que sa voisine franc-comtoise investissait 90 000 €.

La ville de Paris affiche depuis 3 ans une hausse constante de ces crédits, réussissant même à les doubler entre 2013 et 2016 (de 200 à 400 K€).

L’euro-métropole de Strasbourg fait preuve de grande constance avec 840 000 €, soit le même budget depuis 2014 et un nombre d’aides tout aussi stable.

Viennent ensuite les départements, la plupart accusant des budgets à la baisse : Charente-Maritime (477 500 € / -4,6% en investissement et 19 aides en moins), Guyane (372 000 € / -8,15%), et Alpes-Maritimes (200 000 €, -33%). Le département de Haute-Savoie est tout à fait stable (225 000 € / 0%).

2016 marque enfin l’arrivée de la nouvelle métropole Aix-Marseille Provence / Conseil de territoire Istres-Ouest Provence qui dispose d’un budget de 235 000 € lui permettant d’accorder cette année 4 aides à la production pour des longs métrages de fiction.

Quant au département des Pyrénées Atlantiques qui avait soutenu 10 projets pour un montant global de 257 000 € en 2015, il disparaît de la carte des fonds d’aide en 2016.

Moins de 200 000 € : 9 départements impliqués

9 départements affichent en 2016 un fonds inférieur à 200 000 €.

Les départements des Landes, Finistère, Ardèche restent tout à fait stables, à la fois en termes de projets aidés et d’enveloppes budgétaires tandis que la Seine-Saint-Denis affiche une légère progression (+1,2%).

Le Lot-et-Garonne enregistre une baisse de près de 30% (102 000 €). Il en est de même pour les autres départements : Côte d’Armor (-44,4%), Aude (-56,5%), Dordogne (-69%).

Enfin, la Drôme apparaît pour la première fois dans ces tendances avec une enveloppe de 100 000 € répartis vers des projets d’animation (4 aides à la production et 1 aide à l’écriture).

La Vienne, présente en 2015 avec 100 000 € de budget, disparaît de ces tendances.