2 - Nombre de collectivités impliquées

Profils et modes d’intervention

35 collectivités (*) sont intervenues sur les politiques d’aides au cinéma et à l’audiovisuel en 2016 : 17 régions, 14 départements, 1 métropole (Aix-Marseille-Provence / Conseil de territoire Istres-Ouest Provence), 1 euro-métropole (Strasbourg) et 1 ville (Paris). A cela, s’ajoute une structure privée : Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma.

(*) : Les données de 34 collectivités sont analysées ici, la Martinique ne nous ayant pas communiqué sa liste des projets soutenus en 2016.

La réforme territoriale ayant entraîné la fusion de plusieurs régions a un impact direct cette année quant à notre analyse. 16 régions présentes en 2015 représentent désormais 7 entités territoriales : Hauts de France, Normandie, Grand Est, Bourgogne Franche-Comté, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie. Autres nouveautés : la présence d’une métropole (Aix-Marseille-Provence / Conseil de territoire Istres-Ouest Provence) ainsi que celle du département de la Drôme, jusqu’alors non référencé.

Enfin, les départements des Pyrénées Atlantiques et de la Vienne n’apparaissent plus dans ces synthèses ayant pris la décision de supprimer leurs fonds de soutien.

Leurs profils

Parmi les 16 régions françaises , 6 ont fait le choix d’externaliser la totalité ou une partie de la gestion de leurs fonds d’aides à des structures extérieures spécialisées dans le domaine du cinéma et de l’audiovisuel : Aquitaine auprès de l’agence Ecla, Hauts de France auprès de l’association Pictanovo, Normandie auprès du Pôle Image Haute-Normandie et de la Maison de l’Image Basse-Normandie, Auvergne-Rhône-Alpes auprès de la société anonyme Auvergne-Rhône-Alpes-Cinéma, Centre-Val de Loire auprès de l’établissement public de coopération culturelle, l’agence Ciclic. La Réunion auprès de l’Agence Film Réunion.

Parmi les 14 départements impliqués, 3 gèrent le fonds d’aide en interne, tout en s’appuyant sur des structures extérieures spécialisées dans le secteur : Citia en Haute-Savoie, Magelis en Charente, Cinémas 93 et Périphérie en Seine-Saint-Denis.

Pour l’ensemble des autres collectivités, le fonds est géré en interne, directement par les services administratifs. Etant donné, la réforme territoriale intervenue à partir du 1er janvier 2016, certains territoires ont pu faire cohabiter plusieurs modes de gestion et d’instruction tout au long de cette année. Chacune de ces collectivités ayant pour ambition d’harmoniser au cours des prochains mois les modalités de fonctionnement et d’instruction relatives à leurs fonds d’aide.

Leurs modes d’intervention

La quasi-totalité des fonds de soutien français intervient en subventionnant les films. Seules deux collectivités ont un mode d’intervention différent : Auvergne-Rhône-Alpes-Cinéma et Pictanovo pour les Hauts de France interviennent comme coproducteurs des œuvres soutenues. De manière ponctuelle ou pour quelques cas particuliers, certaines collectivités peuvent soutenir des projets sur le principe d’une avance remboursable ou par le biais d’achats de droits de diffusion.