11 - Implication des collectivités par genre

 

10 fonds « généralistes »

Sur les 34 collectivités qui ont été analysées cette année dans ces tendances, 10 interviennent sur les cinq principaux genres que sont le court métrage, le long métrage, la fiction télévisée, le documentaire et l’animation, soit presque le tiers de la totalité des collectivités. À noter qu'un seul département, la Charente, figure dans ce groupe des fonds généralistes composé d'Auvergne-Rhône-Alpes, Centre-Val de Loire, Grand-Est, Hauts-de-France, Ile-de-France, Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire et Provence-Alpes - Cotes d'Azur.

322 projets de long métrage ont été soutenus en 2016 par 24 collectivités, dont les 15 régions sur les 17 recensées. Le soutien francilien est largement le plus important avec 12,5 M€ et 77 projets soutenus. Suivent la Nouvelle-Aquitaine (41 projets et une enveloppe de 2,26 M€) et Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma (3,22 M€ de budget et 23 aides).

La Guadeloupe, qui avait soutenu 3 projets à hauteur de 540 000 € en 2015, n’est pas présente cette année tout comme les départements de Pyrénées-Atlantiques et de la Vienne.

L’arrivée de la Métropole Aix-Marseille Provence / Conseil de territoire Istres-Ouest Provence, avec 4 aides pour un montant total de 235 000 €, est à souligner. Celle-ci concentre d’ailleurs tous ses investissements sur ce seul genre, en synergie avec la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Le court métrage a toujours été un genre largement soutenu par les collectivités ; elles sont 26 en 2016 à avoir accompagné 379 projets pour un montant total de 7,35 M€. Il faut noter le départ de deux départements – Pyrénées-Atlantiques et Vienne.

Fort de la fusion de trois ex-régions déjà fortement impliquées, la Nouvelle-Aquitaine devient la collectivité la plus présente sur le genre avec 54 projets pour une somme de 811 000 €. Suivent la Bretagne (768 000 € et 28 aides), la Corse (542 000 € et 22 aides), Auvergne-Rhône-Alpes (522 000 €) et Centre Val-de-Loire (517 500 €), toutes deux avec 19 projets.

33 collectivités avaient soutenu le documentaire en 2015 pour un montant de 9,33 M€ et 614 aides. Avec la réforme territoriale, ce chiffre tombe à 22 (sur 34 collectivités recensées) mais pour un montant légèrement supérieur : 9,7 M€ et 608 aides. L’ensemble des 16 régions françaises sont partie prenante du dispositif, plus les départements suivants : Côtes d’Armor, Charente, Charente-Maritime, Ardèche, Dordogne, complétés par Strasbourg.

12 collectivités ont soutenu plus de 20 projets. Sur les 608 aides, 375 l’ont été en production, 227 en écriture et développement.

La Bretagne (27 aides), l’Occitanie (24) et l’Auvergne-Rhône-Alpes (23) constituent les trois territoires les plus impliqués sur les aides à l’écriture. La Nouvelle-Aquitaine est, de loin, la collectivité la plus présente au stade de la production avec 46 aides, suivie par Grand Est (40 aides).

Côté crédits, l’Ile-de-France est la première collectivité avec 1,26 M€ pour une moyenne de montant de 54 739 € et 23 projets soutenus.

La fiction TV a été soutenue par 19 collectivités en 2016 pour 9,66 M€ et 102 aides. L’année 2015 avait mis en lumière un apparent désintérêt de la part des collectivités ; 2016 souligne que cette baisse majeure n’était que conjoncturelle et majoritairement liée au désengagement de régions historiquement très impliquées.

La Nouvelle-Aquitaine progresse en termes de crédits puisqu’avec 752 500 €, elle dépasse le cumul de ses trois anciennes régions (661 000 € en 2015).

Dans les analyses de l’année dernière, l’Ile-de-France avait créé la surprise en perdant 2,1 M€ de crédits pour plafonner à 921 000 €. Elle retrouve en 2016 un niveau comparable aux analyses précédentes avec un montant de crédits de 2,5 M€ (+172,8%).

Sur les 34 collectivités qui ont été analysées cette année, 13 collectivités ont investi 4,95 M€ dans l’animation (unitaire et série), soit  dont 10 régions et 3 départements issus de celles-ci : Charente, Haute-Savoie et Drôme.

Fait suffisamment rare pour ne pas être signalé, c’est un département, celui de la Charente, qui dispose de la plus grosse enveloppe pour ce genre (1,23 M€) et qui a soutenu le plus de projets en 2016 (17). En progression de 62% en un an, l’Ile de France a consacré 812 K€ pour 4 projets aidés en animation, c’est la 2ème collectivité la plus investies pour ce genre. Hauts de France confirme son intérêt pour ce genre avec 515 K€ tout comme la Région Nouvelle-Aquitaine qui a réussi à soutenir 17 projets d’animation avec un budget dédié de 510 K€.

Les nouveaux médias ont obtenu pour 92 aides une somme de 1,47 M€, soit une progression de 47% entre 2015 et 2016. 12 collectivités ont pris part au soutien de ces productions transmédia, web doc et web fiction dont la Ville de Paris, le département de la Charente et l’euro-métropole de Strasbourg.

La Bretagne, avec une aide par an, a divisé son soutien par plus de trois.

A contrario, ni le Nord-Pas-de-Calais ni la Picardie n’avaient investi en 2015 dans ce genre. Un an plus tard, la nouvelle Hauts de France a apporté son soutien à 31 projets pour un montant de 706 000 € soit 50% de l’enveloppe globale consacrée au genre. Cette inflexion dans la politique de soutien territorial sera à suivre dans les prochaines analyses.