10 - Répartition des crédits par genre

Rappel données 2015

LM : 30,8 M€ / 50,6%
CM : 7,3 M€ / 12%
DOC : 9,3 M€ / 15,3%
F-TV : 6,7 M€ / 11%
ANIM : 5,2 M€ / 8,5%
NMEDIA : 1,1 M€ / 1,7%

Le long métrage au-dessus des 30 M€

Avec une baisse très relative de 2,5% par rapport à l’an dernier, les crédits accordés au long métrage restent au-dessus du seuil symbolique de 30 M€ atteint pour la 1ère fois en 2015. Avec 30,05 M€, c’est la 2ème plus forte enveloppe jamais enregistrée depuis la mise en place de ces fonds d’aides publics.

Sur ces 30 M€, le long métrage d’animation se maintient à 3,35 M€ (-1,44%) tandis que son homologue documentaire enregistre une baisse de 28,85% (1,52 M€). Le long métrage de fiction, enfin, reste inchangé à 25,17 M€ (-0,40%)

Le court métrage se maintient à 7,3 M€

Après une année de forte baisse enregistrée en 2014 et une augmentation de 10,53% en 2015, le court métrage (fiction, animation, documentaire) voit ses crédits demeurer à 7,34 M€.

Même si la fiction perd 5,81%, avec une enveloppe globale de 5,14 M€ cela représente plus de 70% des crédits du court métrage. Avec une augmentation de +24,48% en 2016 pour atteindre un budget de 1,57 M€, la part des crédits destinés aux courts métrages d’animation grandit d’année en année. Les chiffres sont moins conséquents pour le documentaire (627 500 € et +5,57%) et restent stables depuis plusieurs années.                                                                   

La fiction TV : record historique à 9,66 M€

Alors que les données 2015 pointait un « recul historique » de la fiction TV, avec un budget total de 6,7 M€, l’heure est de nouveau à l’embellie pour ce genre. En 2016, les sommes allouées à la fiction sont en augmentation de +44% pour un budget proche des 10 M€, soit le record absolu en la matière.

La très forte baisse de 2015 est principalement à mettre à l’actif des soutiens franciliens qui avaient chuté de près de 70% ; à l’inverse ils ont augmenté de 172,86% pour atteindre 2,5 M€, la 2ème plus grosse enveloppe consacrée à ce genre par cette collectivité. D’autres collectivités ont également fortement accompagné cet élan :  Guadeloupe (+226%), Guyane (+200%), Réunion (+141 ,2%), Centre Val-de-Loire (+77,15%), Grand Est (+47,37%), Corse (+34,94%), Nouvelle-Aquitaine (+13,8%). Enfin, les Pays de la Loire « explosent » le plafond de progression avec une hausse de 3633%... pour un budget de 280 000 € et 3 projets soutenus cette année.

Cet engouement retrouvé profite très majoritairement à la série qui enregistre une augmentation de 117% pour atteindre plus de 7 M€ ; à l’inverse, la fiction unitaire recule de plus de 24% par rapport à l’an passé pour une somme globale de 2,63 M€. C’est la seconde année de baisse consécutive pour l’unitaire qui retrouve une enveloppe similaire à celle de 2013. Il s’agit donc d’un retournement de situation complet par rapport à 2015.

A noter que la série de 90’ disparaît presque totalement, au profit des 52’ mais, surtout, des formats courts : près d’un tiers des projets aidés ont une durée inférieure à 52’. Cet engouement des collectivités en faveur des séries marque une forte volonté de pouvoir accompagner l’activité des professionnels installés sur leurs territoires (techniciens, comédiens, prestataires) et plus globalement l’ambition de structurer une filière professionnelle dans ce secteur d’activité.

Le documentaire retrouve une (faible) progression

Si nous sommes encore loin de l’enveloppe record de 2012 (11 M€), l’année 2016 affiche malgré tout une augmentation des crédits accordés aux documentaires audiovisuels de +3,49%, et un budget de 9,66 M€. Le documentaire unitaire s’arroge la part du lion avec 8,78 M€ (+4,9%) tandis que la série continue de perdre de l’attrait et ce, malgré une année 2015 qui avait vu son enveloppe remonter de 22,3%.

L’animation télévisée marque le pas

En 2016, 4,9 M€ ont été accordées à l’animation (unitaire et série) soit une baisse de 5,3% par rapport à 2015 – année record avec +39,54% d’augmentation et une enveloppe de 5,22 M€.
4,47 M€, soit la quasi-totalité des crédits, vont à la production de 71 projets de série, tandis que 483 000 € sont attribués à la production d’unitaire (en hausse de 245%), son niveau le plus haut depuis 2005.

Les nouveaux médias diversement soutenus

Les nouveaux médias qui intègrent dans le cadre de notre étude la production transmédia, les contenus documentaire et fiction pour le Web ainsi que les jeux voient leurs crédits augmenter de 47,66% pour atteindre 1,4 M€.
Avec 705 000 € en 2016, la production transmédia enregistre une belle poussée de ces budgets : +85,77%. Etudiée depuis 2013, l’évolution des enveloppes pour le transmédia connaît une augmentation, certes faible en valeur, mais en constante progression.
Le web doc, inversement, poursuit son déclin pour atteindre 214 500€, en baisse de 4,67% (après une année 2015 déjà marquée par un recul de près de 54%).
Le constat est peu ou prou similaire pour la web fiction, qui enregistre elle aussi une baisse de ses dotations, à 203 K€ (-3,29%) pour 10 projets soutenus par : Grand Est (3), Nouvelle-Aquitaine (2), Provence-Alpes-Côte d’Azur (2), Occitanie (1), Normandie (1) et Pays de la Loire (1)